
Le Panama a rejoint l’Équateur, la Colombie et la Nouvelle-Zélande, entre autres, au rang des nations pionnières qui, de diverses manières, reconnaissent les droits de la nature. Avec l'adoption de la loi n° 287, le Panama a inscrit dans sa législation la reconnaissance de la nature en tant que sujet de droits, définissant la nature comme « une communauté unique, indivisible et autorégulée d'êtres vivants, d'éléments et d'écosystèmes interdépendants qui soutient, contient et reproduit tous les êtres ».
Parmi ces droits détaillés figurent notamment le « droit d’exister, de perdurer et de renouveler ses cycles de vie », le « droit de préserver sa biodiversité » et le « droit d’être restaurée après avoir été affectée, directement ou indirectement, par toute activité humaine ».
La loi impose la prise en compte de ces droits dans les politiques publiques, notamment dans les programmes de développement, ainsi que leur promotion dans la politique étrangère, faisant ainsi du Panama un acteur de premier plan sur cette question — et, nous l'espérons, ouvrant la voie à un soutien en faveur de la criminalisation de l'écocide afin de protéger ces droits nouvellement reconnus.