
Résumé :
Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le jeudi 30 mai, des députés issus de trois partis politiques fédéraux canadiens, Patrick Weiler (Parti libéral), Alexandre Boulerice (NPD) et Elizabeth May (Parti vert), ont affirmé leur soutien à l'inscription de l'écocide parmi les crimes relevant de la Cour pénale internationale.
La conférence de presse, organisée par Stop Ecocide Canada et animée par Mia Feldman, de Stop Ecocide Toronto, a fait suite à la présentation par le député Patrick Weiler, devant la Chambre des communes du Canada, d’une pétition en ligne comportant plus de 1 200 signatures et exprimant le soutien à la reconnaissance de l’écocide comme crime international.
Regardez la conférence de presse dans son intégralité ici.
Mia Feldman, de l’association Stop Ecocide Toronto, a ouvert la conférence en déclarant :
« À l’heure où nous parlons, le Canada est en proie aux flammes. Nous ne sommes qu’en mai, et des feux de forêt exacerbés par le changement climatique font déjà rage dans plusieurs provinces. 69 % des populations mondiales d’animaux sauvages ont chuté depuis 1970. La négligence dans les processus d’extraction, qui entraîne de la pollution, menace la santé et la sécurité de nos communautés. Il est clair que notre législation actuelle est insuffisante. Il est clair que nous avons besoin d’une loi contre l’écocide… »
Le député Patrick Weiler (libéral) a déclaré :
« Le Canada est depuis longtemps un défenseur du droit international et du système international fondé sur des règles qui, comme je l’ai mentionné, nous permet d’avoir un poids supérieur à celui que nous aurions normalement. [...] Et tout comme nous l’avons fait par le passé, je pense que collaborer avec nos homologues internationaux pour créer un délit d’écocide constituerait une autre étape importante dans cette direction. »
Le député Alexandre Boulerice (NPD) a déclaré :
« [Traduction] « Si l’on détruit des populations humaines, on peut être tenu pénalement responsable. Mais si l’on détruit des environnements, des espèces et la biodiversité, notamment des espèces uniques, il devrait également y avoir une responsabilité pénale. »
La députée Elizabeth May (Verts) a déclaré :
« Nous devons vraiment assumer nos responsabilités pour garantir un avenir à la Terre, notre maison, et à la civilisation humaine. »