Promouvoir l'adoption du délit d'écocide dans les Amériques
Nous collaborons avec divers acteurs pour assurer la protection juridique de la nature dans la région.
NOTRE TRAVAIL
QUI SOMMES-NOUS
Stop Ecocidio Américasest à la tête d'un mouvement à l'échelle du continent visant à faire reconnaître l'écocide comme un crime, tant au niveau national qu'international. Notre action se concentre sur les pays des Amériques, notamment l'ensemble de l'Amérique latine et des Caraïbes.
Au-delà des aspects techniques, notre travail s'inspire des diverses visions du monde présentes dans la région — du concept ancestrald'Abya Yalaau respect de laPachamamaet à la philosophie duBon Vivre (Sumak Kawsay / Suma Qamaña / küme mogen)—, qui nous rappellent que la vie est interdépendante et que la Nature est la maison que nous habitons et dont nous dépendons.
NOTRE VISION
Dans les Amériques, la destruction de l'environnement et les violations des droits humains sont étroitement liées. L'extractivisme non réglementé, la déforestation de l'Amazonie, la pollution des bassins versants et l'accaparement des terres ont des répercussions sur la nature et ses habitants, en particulier sur les nombreuses communautés autochtones, afro-descendantes et paysannes qui voient leurs territoires, leur santé et leur culture menacés.
Notre travail vise à mettre en place un réseau de collaboration qui relie cet outil juridique puissant qu’est le crime d’écocide à la justice écologique, à la justice sociale et aux droits de l’homme, en tenant particulièrement compte de l’Accord d’Escazú et de l’avis consultatif OC-32/25 de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.
DÉFINITION DE L'ÉCOCIDE
(À venir : définition en quechua, en nahuatl, en guarani et dans d'autres langues autochtones de la région)
Afin de promouvoir la criminalisation de l'écocide dans les Amériques, nous travaillons en partenariat avec divers acteurs clés :
Gouvernements, en encourageant le soutien à l'inclusion de l'écocide comme cinquième crime contre la paix et la sécurité devant la Cour pénale internationale.
Les universités et les établissements d'enseignement supérieur, qui diffusent les aspects techniques dans le milieu universitaire et auprès des étudiants.
Les organisations de la société civileetles mouvements de base, en renforçant leurs capacités d'action au niveau local et en identifiant les problématiques spécifiques à chaque communauté.
Les parlements, en encourageant des initiatives législatives visant à ériger l'écocide en infraction pénale au niveau national.
Les médias, afin de mettre en lumière l'urgence de la crise écologique et de faire connaître la solution juridique que nous proposons, à savoir l'instauration du délit d'écocide aux niveaux national et international.
De plus, nous encourageons le développement des différents réseaux de soutien qui collaborent avec Stop Ecocide Internationalaux niveaux mondial et régional.
Cette coordination nous permet d'aborder la crise écologique sous tous ses aspects, en créant des synergies entre les compétences techniques, la communication stratégique, le plaidoyer politique et la participation de la société civile.
ÉQUIPE RÉGIONALE
Le travail de Stop Ecocidio Américas est dirigé par un directeur et une coordinatrice régionale, qui élaborent les stratégies, représentent l'organisation lors d'événements de haut niveau et promeuvent des initiatives législatives dans toute la région.
ÉQUIPES NATIONALES PARTENAIRES
Nous disposons de partenaires dans plusieurs pays des Amériques qui coordonnent les efforts nationaux visant à faire avancer le mouvement sur les plans politique et législatif dans leurs territoires respectifs.
PARTENARIATS STRATÉGIQUES
Nous tissons des liens avec les organisations de la société civile, les peuples autochtones, le monde universitaire et les acteurs internationaux afin de renforcer un programme commun en faveur de la défense de la nature.
Souhaitez-vous soutenir le mouvement en pleine expansion de Stop Ecocide International dans les Amériques ?
Progrès législatifs
Mars 2026 — RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
Le 17 mars 2026, la députée dominicaine Llaniris Espinal a de nouveau présenté un projet de loi visant à ériger l'écocide en infraction pénale, après sa présentation initiale en juin 2025. Ce projet de loi, coparrainé par 39 autres élus, a été présenté à nouveau dans le cadre de la nouvelle session législative, le processus législatif n'ayant pas abouti l'année précédente.
Pour plus d'actualités récentes sur les Amériques et le monde, rendez-vous ici.
Activités principales
[Avril 2026] : IVe Sommet d'Escazú (COP4), aux Bahamas.
[Avril 2026] : Première conférence sur l'élimination progressive des combustibles fossiles, à Santa Marta, en Colombie.
[Mai 2026] : Présentation des avancées de la loi-modèle sur l'écocide pour l'Amérique latine au sein de l'Alliance des cliniques juridiques environnementales d'Amérique latine et des Caraïbes
POUR UNE LOI MODÈLE POUR L'AMÉRIQUE LATINE
Dans le cadre des initiatives régionales de Stop Ecocide International, nous élaborons actuellement une loi type sur l'écocide pour l'Amérique latine. Cet instrument vise à servir de référence juridique pour soutenir et orienter les futures initiatives législatives dans les pays du continent, en encourageant l'intégration de l'écocide en tant que crime dans les systèmes juridiques nationaux.
La loi type fournira une base technique et normative destinée à faciliter le débat législatif et à renforcer la protection juridique de l'environnement contre les dommages graves, étendus ou durables, en s'inspirant de la définition adoptée à l'unanimité par le groupe d'experts indépendants en 2021 et en l'adaptant aux réalités et aux traditions juridiques de l'Amérique latine.
Son adoption définitive devrait avoir lieu lors d'un congrès universitaire spécialement organisé à cet effet au mois de septembre, au Mexique, sous l'égide de Stop Ecocidio Internacional, de l'Université ibéro-américaine, du Centre mexicain de droit de l'environnement et de l'Alliance des cliniques juridiques environnementales d'Amérique latine et des Caraïbes, avec la participation de plus de 50 universitaires issus de différentes universités d'Amérique latine et des Caraïbes.